En amont de la campagne des régionales, vous aviez peut être vu passer « le livre noir des régions socialistes » rédigé à l’UMP. Assez pédagogique dans sa conception, il ouvre la bataille des chiffres et des bilans. Je vous laisse juger de la pertinence des conclusion qui sont tirées en chaque fin de chapitre.
Aujourd’hui, j’ai découvert un outil mis en place par le PS, rendant hommage au FailBlog : la carte des divisions de la droite et des erreurs de programme de l’UMP.
C’est rigolo, cela alimente le buzz, et en plus c’est collaboratif ! Chacun son arme de combat
C’est bien fait, les résultats peuvent être filtrés dans la colonne latérale, ce qui permet de garder une bonne lisibilité
Néanmoins j’ai du mal à évaluer si les 113 contributions représentent un volume encourageant, ou un manque de participation. Si vous avez un avis, je suis preneur.
Le 22 octobre 2006, Ségolène Royal déclarait, lors d’une intervention à la Sorbonne, « qu’il faudra clarifier la façon dont les élus pourront rendre compte, à intervalles réguliers, à des Jurys Citoyens tirés au sort»1.
L’expression « démocratie participative » sera dès lors fortement ancrée dans la campagne présidentielle. L’internet « social » faisait ses premiers pas dans la sphère politique au travers d’un recours massif à la vidéo (dailymotion, youtube, ns tv, …), aux blogs, aux podcasts, aux réseaux sociaux (facebook en tête), … Mis à part sur quelques forums, et Désirs d’Avenir, il me semble que la démocratie participative n’a que peu joué, et l’ensemble des outils numériques n’ont été qu’utilisés à des fins de propagation virale des messages des différent candidats. En somme une communication verticale, ou l’interaction principale des partisans consiste à relayer l’info, les vidéos, ou au mieux en terme d’interactivité, à féliciter le candidat pour son génie.
Bien évidemment, les trolls, les débats stériles, ou les zones de contestations ont été nombreuses. Mais ce n’est pas vraiment l’idée dont je me fais de cette belle idée qu’est la démocratie participative, celle qui consiste à mettre en place « une forme de partage et d’exercice du pouvoir, fondée sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décision politique ». Le numérique ne permet encore que difficilement un échange direct avec le politique.
Ces dernières heures on assiste à un franc succès en terms d’audience de la part d’un lip dub réalisé par les jeunes populaire. Mais on reste dans un schéma de communication traditionnel, pyramidal, où le sommet produit un contenu, et incite la base à le relayer. C’est ce que la nouvelle présidente du MJS évoque en disant que « Sarkozy, c’est Louis XIV avec un ipod ». Les vielles habitudes sont dures à perdre ! (Lire la suite…)