Diagramme UML généré par du texte : Mermaid et Nomnoml

La création de diagramme et de modélisation d’organisation est un vaste sujet. De très nombreuses solutions visuelles existent du célèbre draw.io à Microsoft Visio, de LibreOffice Draw à Powerpoint.

À l’occasion de l’exploration des océans de dépôts que sont Gitlab et Github, je suis tombé face à une typologie de flowchart que je n’avais pas alors encore approchée : les diagrammes UML générés par des scripts textuels.

Mermaid et Nomnoml sont 2 programmes qui vont vous permettre au travers d’une syntaxe textuelle de créer des schémas avec 2 grands avantages lors de leurs créations :

  • Grâce au format texte, il est beaucoup plus simple de suivre les modifications qui sont réalisées sur chacune des versions grâce un outil tel que Git. Simplicité de collaboration et légèreté au rendez-vous.
  • Plus besoin de se fatiguer à placer correctement les différents éléments. Le soft le fait pour vous (parfois le résultat est surprenant).
Suivi de modification du schéma Mermaid sous Gitlab

Les 2 frameworks sont proches mais présentent évidemment des différences :

  • Mermaid propose un grand choix de types de visualisations : Flowchart, Sequence diagram, Gantt diagram, User Journey Diagram et Class diagram experimental, Git graph, Entity Relationship Diagram en version encore expérimentale.
  • Nomnoml quant à lui se concentre sur les flowcharts et offre un grand nombre de liaisons et de formes de blocs. Il donne aussi la possibilité d’exporter le schéma en PNG et SVG.
Quelques lignes texte et un magnifique diagramme apparait !

Autre différence forte au-delà du style graphique que proposent les deux solutions :

Là ou Mermaid ne permet pas (sauf en version beta) de relier des conteneurs (nommés subgraph) entre eux mais uniquement des "fonctions" entre elles (qu’elles soient dans le même conteneur ou dans plusieurs), Nomnoml permet quant à lui de relier les conteneurs entre eux, mais pas des fonctions abritées dans différents conteneurs.

One, two et three ne peuvent être reliés sur Mermaid
Avec Nomnoml impossible de relier “foul mouth” avec “singing”

On trouve également des extensions pour entre autre Grav et WordPress.

Vous reprendrez bien un peu de VéloTaf ?

J’ai commencé le VéloTaf il y a près de 5 ans à une époque où le Vélib était un dispositif fonctionnel. Pendant plus de 2 ans, je suis rentré régulièrement chez moi, après une belle journée de labeur, à vélo. La chance de pouvoir user de pistes cyclables sécurisées, bien séparées des voies de bus, de taxis et de la route a surement été un facteur de pérennité.

Avec l’accident industriel que fut  le changement d’opérateur du Vélib, et à la suite d’un déménagement dans une commune sans point Vélib, je me suis équipé d’un vélo à assistance électrique. Cela m’a amené à faire l’aller/retour dans la même journée, ceci facilité par la présence d’une douche au bureau. 16 kms ça laisse quelques séquelles 🙂

Jamais je n’aurais eu la discipline de me rendre régulièrement dans une salle de sport. Le VéloTaf est une bonne alternative .Rentrer en vélo, c’est pour moi un temps équivalent à celui de l’usage des transports en communs (1h/trajet) et même un facteur de ponctualité (sauf les jours de crevaison).

Le VéloTaf est une pratique fort agréable. Au revoir pannes, malaises voyageurs, problèmes de signalisation, odeurs surprenantes, … Il reste encore un gros travail sur la rénovation des pistes cyclables, leur sécurisation, le renforcement de leur maillage. Et au vu des derniers relevés qui font état d’une croissance du nombre de cyclistes dans la capitale de 54% en 1 an, on peut espérer que les mairies soient encore plus proactives en la matière #jesuisundestrois.

L’épisode de grève des transports en commun que nous vivons en région parisienne m’a amené à renforcer ma pratique et à découvrir de nouveaux horizons.

https://unsplash.com/photos/kQFV7Qq3p40

Il n’y a pas de mauvais temps …

Il n’y a pas de mauvais temps, juste de mauvais équipements.

dixit Pierre L. membre du collectif Le Vélo Volant

Possesseur d’un pantalon de pluie depuis fort longtemps pour me protéger des projections en période pluvieuses, j’ai découvert grâce à la lutte sociale la cape de pluie, un élément diablement efficace en cas de gros temps !

L’entretien

Il est probable qu’un vélociste de proximité vous fasse un point sur le sujet lors de l’achat de votre cycle. Passé par une grande enseigne il n’en a rien été. Je découvre donc régulièrement de nouveaux points d’entretien :

  • Après le classique gonflage de pneu et dégraissage-nettoyage-dégraissage de la chaîne
  • Après le changement de pneu pour un modèle vraiment résistant qui ne crève pas tous les 50 km (schwalbe marathon plus)
  • Pensez à renvoyer votre vélo après ses 6 premiers mois d’utilisation en atelier pour un resserrage en règle de tous les boulons
  • Une vérification annuelle, en particulier des rayons des roues, c’est important
  • Pensez à changer vos plaquettes de freins quand resserrer n’est plus suffisant (ma découverte 2019 : la plaquette de freins de vélo)

Protéger son Vélo : le U c’est plus de sérénité

Un seul système viable d’attache principale : le U ! Le reste peut être présent en complément, mais un U solide et éprouvé est incontournable. Les autres moyens d’accroche (câbles, chaînes, systèmes dépliants, …) sont donc des compléments intéressants, mais ils se découpent très rapidement. On parle tout de même de près de 400 000 vélos volés par an en France ! Avant de choisir votre U, jetez un œil sur le comparatif 2019 de la FUB, la Fédération française des Usagers de la Bicyclette. la Fédération vous formule également quelques conseils que l’on retrouve dans cette vidéo :

La disqueuse reste votre ennemie : https://www.youtube.com/watch?v=af5Qpk7RguE

Soyez visible

Lumière fonctionnelle, bandes réfléchissantes, … autant d’atouts renforcés par une conduite respectueuse qui optimiseront vos chances d’éviter l’accident (même si ça ne fait pas tout)!

Héberger ses photos en 2019

Notre société a bâti, depuis 100 ans, une grande partie de son identité sur sa capacité à dupliquer, diffuser et conserver sa culture. L’imprimerie est à la base de cette identité. (C’est l’histoire d’une disparition – François Houste)

En cette période "numérique", l’image a pris une place prédominante dans la communication. L’omniprésence du selfie est l’aboutissement d’une double décennie où la montée en puissance du hardware, la croissance inexorable des vitesses de connexion et l’équipement des populations en smartphone ont permis, d’abord au plus geeks, et aujourd’hui au tout à chacun, de partager ses clichés.

Dans cette frénésie de l’étalement de soi et de son art, le choix de l’outil permettant le partage n’est pas anodin. Comme je l’interrogeais sur les méthodes de sauvegarde de données, nous avons aujourd’hui le recul nécessaire pour savoir que les empires numériques, encore plus rapidement que ceux du monde géopolitique, finissent pas mourir.

Pour ma part, j’ai commencé le partage de photos en 2004 au travers de l’auto-hébergement et du monde de l’open source avec l’excellent Coppermine #deadnow. S’en suivra des années de panachage entre flickr (qui finira par faire n’importe quoi avec sa politique tarifaire, oubliera de se moderniser et perdra à mes yeux toute crédibilité avec son rachat lors du démantèlement de Yahoo) et Picasa,l’ancêtre de Google Photo, ce dernier n’étant en terme de fonctionnalité qu’une honteuse régression. Pour les amnésiques, n’oublions pas que le géant de Mountain View est un spécialiste de l’élimination de ses créations https://killedbygoogle.com/.

Si je résume mon parcours : un script non maintenu et vieillissant, une fermeture de services pour une version édulcolorée et un autre qui passe de mains en mains sans évolution.

Après les années glorieuses de flickr, la massification du partage de photos s’est opérée sur Facebook pour s’éditorialiser au quotidien sur Instagram.

Bien sûr, il y a de nombreux services qui proposent de vous aider à héberger vos photos et à les partager. Dans les plus crédibles pour photographe, on notera 500px, lightroom album et Adobe portfolio / Behance. De par son réencodage à la hache et sa nature, Facebook n’est pour moi pas une solution (on attend le grand effondrement) tout comme Instagram et sa purée de pixels.

Entre les fermetures de services, le manque de maintien de certaines applications et la perte de hype de certaines plateformes, que reste-t-il en 2019 pour auto- héberger ses photos ? Spoiler Alert : pas grand-chose …

2019

A l’origine, j’avais prévu de faire un article dédié à l’excellent Koken, dont le destin est bien plus qu’incertain. Mais je me suis laissé aller à quelques divagations.

Parmi les grands services d’hébergement, j’utilise :

  • Flickr : abandonné le jour où le tarif pro a doublé. Le récent rachat de la plateforme et la nouvelle politique commerciale liée à une stagnation des fonctions depuis bien longtemps ne me font pas imaginer un jour un retour régulier.
  • Instagram : sympa, actif, narcissique à souhait … mais résolution des images ridicule, pas de listes, pas d’albums, pas de gestion des exifs, … Idéal pour le divertissement.
  • 500px : point de salut au-delà des boobs et des maîtres photoshopiens.
  • Google Photos : Pratique pour celles et ceux qui ont un téléphone android pour sauvegarder les photos. Le JPG de sortie n’est pas trop mauvais. La facilité de partage est au rendez-vous. Par contre, c’est Google …

Dans le milieu de l’auto- hébergement :

  • Drupal et WordPress : même s’ils ne sont pas faits pour çà à l’origine, c’est l’une des pistes qui semble le plus durable. Reste que je n’ai pas encore trouvé en natif les fonctions que je recherche. Mais cela reste une bonne piste.
  • Piwigo : l’application libre la plus crédible du game. Par contre pour l’interface et l’admin, on repassera. http://piwigo.org/
  • Lychee : Interface soignée et réactive, import des exifs, mais des options de management presque inexistantes, comme les fonctions de partage, … https://lychee.electerious.com/
  • Photo Station sur NAS Synology : C’est propriétaire, mais c’est "auto-hébergé" 🙂 L’interface est vieillissant, mais les fonctions que l’on attend d’une galerie photos en ligne sont au RDV : partage facilité, gestion des albums, albums intelligents (tri des photos et des vidéos dans des albums selon des critères personnalisés et des balises sélectionnées), gestion des exifs. L’application mobile permet en outre de sauvegarder les photos du smartphone vers le Nas ! Pour les possesseur d’un Qnap il semble y avoir un équivalent.
  • Koken : distribué dans une licence inspirée du Freeware, Koken est un outil exceptionnel. On dirait lightroom (partie bibliothèque), mais en ligne ! Suite à son rachat il y a 3 ans, beaucoup d’espoirs étaient permis. Pourtant le soft stagne depuis plus de 2 ans. Comme me l’indiquait le SAV, "Koken has a robust feature set and works well. We intend to continue supporting Koken users indefinitely but are undecided about any future investments in the platform". Difficile de s’investir sur une plateforme au destin aussi incertain ! http://koken.me/

2 services semblent intéressant (découverts grâce à Romain Heuillard), mais non testé en déploiement à ce jour : pixelfed (un instagram libre) et chevereto (un flickr à déployer chez soit).

Étonnamment, l’artefact qui inonde les pages web octets après octets et qui fait pétiller nos rétines manque d’une grande plateforme libre. Je me laisse à rêver d’un Leoken libre saupoudré d’une pincée de fédération à la ActivityPub (PeerTube, Mastodon, …).

Grav, un CMS original

Durant mon exploration des usages du Markdown (ce langage dont on ne revient pas), je suis tombé sur Grav, un système de gestion de contenus technologiquement à mi-chemin entre le CMS “traditionnel” (WordPress, Joomla, Drupal, …) et le CMS statique.

Au programme :

  • Système Flat-File (pas de système de base de données, mais des fichiers parsés en php).
  • Un interface de CMS traditionnel
  • Yml ou json pour la configuration
  • Pilotable en ligne de commande
  • Des templates souvent basés sur Bootstrap
  • Écriture en Markdown (le html marche aussi)

On garde, avec Grav, l’avantage d’une sauvegarde simple (il suffit de copier les fichiers), du Flat-File et la facilité d’usage des CMS traditionnels (au détriment d’une petite perte sécuritaire sur le modèle Flat-File).

Au-delà de la présence de Markdown et de l’usage de technologies en vogue ( Twig, Doctrine Cache, Symfony Console, … ), c’est tout particulièrement l’extension Git-Sync 2.0 qui m’a fait basculer vers une installation de Grav. Comme son nom l’indique, ce bout de programme permet d’utiliser un dépôt Git (Lab, Hub, …) comme système de sauvegarde et d’historisation des contenus ! Surprenant 🙂

Alors çà donne quoi ?

Cela faisait bien longtemps – enfermé dans l’écosystème WordPress (j’espère toujours un grand retour de Dotclear) – que je n’avais pas essayé un nouveau CMS). J’ai réussi à faire tourner Grav sur 2 hébergements mutualisés (OVH / Ionos), mais Git-Sync 2.0 n’a fonctionné que chez Ionos.

L’interface est sobrement agréable. L’organisation des contenus se fait au travers de “pages” que l’on ordonne dans des catégories. Une taxonomie flexible laisse imaginer des possibilités de classement avancées.

L’éditeur MD est sobre, mais efficace. L’enregistrement des pages est un peu plus long (quelques secondes) sur un CMS avec base de données. Par contre, la consultation des pages est ultra-rapide.

Niveau thème, c’est plaisant de voir une telle qualité pour un si jeune CMS. On en retrouve certains fortement inspirés par Medium, Ghost et WordPress.

Git-Sync

Côté historisation des contenus au travers d’un dépôt Git, cela fonctionne très bien. Les puristes fustigeront probablement l’Automatic Commit des modifications sans passer par une étape de push. Au sein du dépôt, on retrouve l’ensemble des éléments : textes et médias.

Les options essentielles sont au rendez-vous : types d’éléments à sauvegarder, synchronisation programmée, choix de la branche sur “sauvegarder”… Pour le test j’ai utilisé un dépôt GitLab.

La fin

Bien que je n’ai pas de projets dans l’immédiat qui pourraient s’appuyer sur Grav, j’ai aimé son concept et sa performance. Des plugins intéressants et une maintenance claire en bonus.

Prendre des notes en Markdown

Après un tour d’horizon des raisons d’écrire en markdown, trouver l’outil pour écrire en MD au quotidien n’a pas été simple. Il existe beaucoup de solutions, qu’elles soient sous licences fermées ou libres.

Mon dévolu s’est arrêté sur les outils de prise de notes. Bien que l’on retrouve souvent des difficultés dans l’export des contenus vers des formats manipulables (pdf, .doc, …) par le commun des mortels, ces logiciels sont souvent les plus complets et offrent des possibilités de tri, de classement et de sauvegarde qui ont attiré mon attention.


Nom du logiciel Présentation
Plateforme(s) et Synchronisation Licence
https://laverna.cc Se présentant comme l’evernote open source, laverna propose un interface simple et efficace. La donnée se stocke en local, de façon chiffrée. Mais, malheureusement, la maintenance actuelle ne s’avère pas très sérieuse.
Portail web uniquement.
Mozilla Public License 2.0 orum.
Boostnote Interface sobre, mélangeant ombre et lumière, options de tri, … l’outil est complet. L’esprit Evernote n’est pas loin.Disponible sur Windows, Mac, Linux, Andoid et iOs. La synchronisation se fait par l’application de vos rêves (dropbox, gdrive, owncloud, …) installée sur l’ensemble des équipements que vous souhaitez. GPL-3.0
iA Writer Sobriété, thème sombre et minimalisme sont les mots clefs de cette application privateur. Ce n’est pas à proprement parler une application de prise de notes sur desktop (ça l’est sur mobile). Son “focus mode” est des plus stylé. Possibilité de drive collaboratif.Windows, Mac, iOs et Android. Synchronisation avec Dropbox et Google drive. Logiciel propriétaire. Une licence de 20$ doit être acquittée pour utiliser les versions desktop et les options de travail collaboratif.
neutriNote
Markdown et Math (LaTeX) réunis dans une interface sombre.Les gros services de cloud des GAFAM et le système open source SyncthingFreeware
SimplenoteLes créateurs de WordPress vous proposent une chouette application. C’est brut, c’est simple ! Une option de versionnage est proposée. Vous pouvez revenir en arrière à tout moment ! C’est la force de cette applicationDisponible partout, sauf en version Web. la synchronisation et le versionnage se font nativement sur les serveurs d’Automattic. Je n’ai pas trouvé de quoi installer son propre serveur de sync … GPLv2. Pour la partie serveur de stockage, c’est bien plus flou. Une superbe charte de confidentialité vous attend.
JoplinC’est l’une des solutions les plus complètes (il ne manque plus que la version web et du versionning). Il y a même une version terminal pour les nostalgiques de Norton commander 🙂 et un web clipper à la Evernote.

Par contre c’est aussi la plus moche …
Windows, macOs, Linux, iOs et Android. MIT License
TurtlePour les amateurs de Google Keep ! L’ensemble des notes se présente sous la forme de vignettes.

La partie serveur quant à elle n’est pas des plus simple à déployer. Framasoft propose une solution avec son https://framanotes.org/framanotes 🙂
Partout. Quant à la synchronisation, c’est natif, tout tourne autour d’un site web.
AGPL-3.0 –
GPL-3.0

Pour le moment, j’utilise Joplin. Simple et efficace, je peux synchroniser mes notes sur l’ensemble de mes périphériques. J’utilise un serveur webdav pour ça. Chiffrement, webclipper, usage possible d’un éditeur externe, gestion des pièces jointes … tant d’options qui font oublier le design très sommaire de l’application. Les mises à jours sont très régulières.