WebDav sur un serveur mutualisé grâce à SabreDav

Internet est un réseau de télécommunication par lequel lequel transitent des informations structurées autour de protocoles tels que http, pop, smtp, ftp, … Il y en pour tous les goûts.

Récemment, je me suis intéressé à WebDAV pour un projet. Étonnement : cette technologie est moins répandue que dans mes souvenirs.

WebDav

WebDAV, Web-based Distributed Authoring and Versioning, est un protocole déjà ancien (1996) et curieusement peu connu. Il permet pourtant une chose essentielle : écrire sur le Web, au lieu de seulement surfer (c’est-à-dire seulement lire).

WebDAV est une extension du HTTP. Au-delà des GET et POST qui sont au centre de la navigation web, WebDAV rajoute les verbes PUT, DELETE, COPY, PROPFIND, … Il permet de simplifier la gestion de fichiers avec des serveurs distants. WebDAV offre la possibilité de récupérer, déposer, synchroniser et publier des fichiers (et dossiers) rapidement et facilement. Son objectif principal est de rendre possible l’écriture à travers le web, et pas seulement la lecture de données.

Il donne ainsi la possibilité à plusieurs utilisateurs d’éditer le contenu d’un dossier web simultanément et de gérer les droits d’accès aux fichiers (ou dossiers), en verrouillant momentanément les fichiers et dossiers édités1.

Dans mes souvenirs, j’avais utilisé dans la première décennie des années 2000 cette technologie sur un serveur mutualisé OVH. Manque de chance, l’hébergeur ne supporte plus cette fonctionnalité sur les mutus2 … A l’heure où fleurissent les solutions de cloud personnel à l’image de Cozy et d’OwnCloud, c’est bien dommage que WebDav n’ait pas fait son retour sur l’infrastructure mutualisée d’OVH.

tumblr_lmrkl2fdyp1qax4rdDu côté des mutualisés chez 1and1, c’est ambiance surprise. La fonctionnalité est indiquée comme supportée, mais ne finit par afficher que des erreurs 500. D’après le SAV, ça ne marche tout simplement pas !

SabreDav

sabredavAprès m’être fait à l’idée que mes hébergeurs n’offraient pas le support de WebDav, j’ai fini par tomber sur SabreDav, un serveur WebDav écrit en PHP, supportant également CalDAV (pour les agendas) et CardDav (pour les carnets d’adresse).

Après quelques tests, j’ai fini par réussir à faire fonctionner SabreDav et rendre opérationnel une connexion authentifiée avec WebDav. L’installation a été réalisée sur un mutualisé 1and1. SabreDav propose plusieurs solutions pour sauvegarder les comptes utilisateurs. Je n’ai réussi qu’à réaliser l’authentification au travers d’une liste des identifiants contenus dans un fichier. Pour la solution utilisant une base Sqlite, je suis surement passé à côté de quelque chose, mais je n’ai pas réussi à atteindre la base.

SabreDav est un excellent produit, d’autant qu’il est prévu nativement pour être implanté dans d’autres produits (OwnCloud l’utilise par exemple). Cependant, bien que la documentation soit plutôt complète et que des fichiers d’exemples soient proposés, il manque souvent le point de détail qui fait que l’on gagnerait un temps fou en compréhension des paramétrages.

Quelques tips autour de l’installation de SabeDav

Pour commencer, voici l’arborescence de mes dossiers (à disposer l’emplacement de /serveur/sabre/dav/ à votre convenance) :

arbo

Dans /serveur/sabre/dav se trouvent l’ensemble des documents et bibliothèques du programme. Dans /serveur/sabre/dav/exemples il faut récupérer fileserver.php et le placer au niveau du répertoire racine (ici /serveur/).

Comme l’indique la documentation, il faut créer les répertoires public (là où seront stockés les fichiers de l’utilisateur), tmpdata ou data en fonction du script utilisé (servira de stockage de travail au script – par exemple aux bases sql d’identifiants).

Il vous faudra créer un fichier .htdigest à placer où vous voulez (moi je l’ai déposé à la racine du répertoire /serveur/). Il permettra de stocker les identifiants.

Dans fileserver.php il y a 4 choses à porter à votre attention :

  • date_default_timezone_set à configurer en fonction de vos besoins
  • définir et créer à votre convenance $publicDir = ‘public’; et $tmpDir = ‘tmpdata’; si ce n’est pas déjà fait
  • Décommenter et définir $baseUri. Dans mon cas : $baseUri = ‘/serveur/fileserver.php’;
  • Indiquer où se trouve /vendor/autoload.php’ . Dans mon cas :  require_once ‘sabre/dav/vendor/autoload.php’;
  • Et définir le chemin de .htdigest. Dans mon cas : $authBackend = new \Sabre\DAV\Auth\Backend\File(‘.htdigest’);

Dans le cas où vous voudriez utiliser une base sqlite ou MySql pour gérer les identifiants (et que ça fonctionne chez vous), le script de création de l’architecture de la table se trouve dans /serveur/sabre/dav/examples/sql. N’ayant pas trouvé d’interface de gestion des utilisateurs, j’ai manipulé les données de la Bdd Sqlite avec SqliteBrowser. Pour MySQL, PhpMyAdmin fera parfaitement le job.

Les mots de passe et leur subtilité

Elément important et bien documenté, je ferai un rapide rappel ici. A l’inverse de bon nombre de scripts php que j’ai pu utiliser (PhpBB, wordpress, …), ce n’est pas le hash MD5 du mot de passe qui est stocké, mais le hash d’une formule plus complexe :

md5('your_username:un_tocken:password')

Le tocken le plus communément utilisé dans l’univers de Sabre Dav est … SabreDAV

Giovanni Battista Della Porta, Cipher disk, 1563

Giovanni Battista Della Porta, Cipher disk, 1563

Dans mon cas, chacune des lignes de mon fichier .htdigest (1 profil par ligne) a la forme suivante :

username:SabreDAV:hash_de_la_formule_magique

Exemple : foo:SabreDAV:5790c3784a79a018d1186528df520e11

.Htaccess

Alors qu’il m’aura fallu que quelques minutes pour rendre fonctionnel le serveur webdav sans authentification, c’est bien cette dernière qui a été mon plus grand souci.

Comme évoqué je n’ai pas réussi à lancer une authentification au travers d’un référentiel de comptes intégrés à une base Sqlite.

Pour rendre fonctionnel celle utilisant .htdigest il m’a fallu ajouter quelques lignes dans un .htaccess :

<IfModule mod_rewrite.c>
RewriteEngine on
RewriteRule .* - [E=HTTP_AUTHORIZATION:%{HTTP:Authorization},L]
</IfModule>
  1. https://fr.wikipedia.org/wiki/WebDAV
  2. http://travaux.ovh.net/?do=details&id=7543

Retour d’expérience : Lima le joli boitier français #cloud #meetlima #pioneerkit

En juillet 2013, l’équipe de Cloud guys corporation lance une campagne Kickstarter autour d’une solution nommée LIMA, permettant de mettre en œuvre un cloud personnel (et un peu plus). Leur idée est simple : au lieu d’héberger vos données dans le cloud d’une grande société, hébergez vous-même vos données chez vous. En cette année de traumatisme autour du réseau de surveillance PRISM et des révélations d’Edward Snowden, LIMA rencontre un succès fulgurant. La v0.10 logicielle du projet installée, voici un bref retour d’expérience et quelques notes historiques.

Les origines

A l’origine du projet, on retrouve Séverin Marcombes et Gawen Arab, deux anciens élèves ingénieurs de l’ECE Paris. Le binôme se forme dans un premier temps autour de Forgetbox, une application permettant d’envoyer des fichiers sans limite de taille par Internet. Forgetbox est hébergée en 2012 par LeCamping, puis abandonnée au profit de ce qui deviendra Plug, puis Lima.

« Nous sommes partis d’un constat : beaucoup de gens utilisent quotidiennement deux ordinateurs différents (un portable et un fixe). Or, les technologies actuelles ne nous permettent pas d’avoir les mêmes fichiers sur les deux. Pour nous, il fallait trouver une solution à ce problème. »1

Succès instantané sur Kickstarter

Lancée le 10 juillet 2013, la levée de fonds participative atteint son objectif en … 12 heures, grâce à 12 800 backers ! Ces 69 000 dollars ne seront qu’un premier palier vers le demi-million récolté en 9 jours et les près d’ 1 200 00 $ de la fin de campagne.

Puis l’attente

Comme souvent quand on investit dans un projet, il y a des surprises. Et avec LIMA, la plus forte jusqu’à présent a été l’attente. Avec une production initialement prévue pour débuter en septembre 2013, les bakers devaient recevoir leur précieux boîtier pour Noël de la même année.

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Mais finalement, ce n’est qu’en février 2014 que la production du hardware débuta (véritablement en octobre 2014) et la livraison n’est intervenue qu’en juillet 2015.

Probablement que l’équipe en charge du projet, face aux 17 000 précommandes (sûrement plus après la clôture de la campagne), aux 1,2 millions de dollars levés en ligne et aux 2,5 millions supplémentaires grâce au fond d’investissement Partech Venture, a vu l’opportunité de revoir leur ambitions à la hausse pour proposer un outil encore plus performant. La sécurisation du petit boîtier semble avoir également pris bien plus de temps que prévu.

Il est toujours difficile de quantifier le temps de développement d’une innovation que personne n’a jamais développée auparavant. Nous avons rencontré plusieurs obstacles au cours du développement de notre produit. Aujourd’hui, nous marquons une étape essentielle. La technologie que nous avons développée est prête à être déployée à un grand nombre. Les avancées qu’apporte l’innovation Lima nous projettent loin devant la concurrence — Severin MARCOMBES, CEO de Lima

Au lendemain de la campagne de financement, le projet a connu de nombreux ratés de communication. Les frictions ont le plus souvent tourné autour de l’incapacité de l’équipe à pouvoir annoncer une date de livraison. Ayant pris le projet en cours de route au travers d’une précommande tardive, malgré un flou sur les dates de livraison, j’ai apprécié fortement le rythme hebdomadaire du blog du projet, permettant de suivre l’avancée du projet de façon régulière. Je n’ai pas le souvenir d’avoir eu un tel support sur d’autres projets. Bravo à l’équipe pour ce suivi si régulier.

Il ne manque plus qu’une grande road map prévisionnelle pour l’implémentation des fonctionnalités afin d’avoir un horizon à moyen / long terme.

Awards

CES-Innovation_LimaSur la route, le projet s’est vu décerner 2 awards au CES 2014 dans les catégories Software and Mobile Apps et Computer Accessories. Il a également été remarqué lors du Pulse Contest 2014 (organisé par le constructeur Huawei et l’association La Cuisine du Web) avec un 3ème prix dans la catégorie Objets connectés.

Mais au fait, c’est quoi Lima ?

Lima c’est un boitier grand comme une boite d’allumettes. On le branche d’un coté au réseau avec une prise Ethernet et de l’autre à un disque dur fraichement formaté (ntfs / hfs+).

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Sur chacun des devices que l’on souhaite connecter au boîtier, il faut installer une application qui permettra de faire le lien entre le disque et la « machine ».

Dans un premier temps on peut alors concevoir LIMA comme un dropbox/drive/onedrive hébergé à la maison. On se retrouve avec une sorte de répertoire partagé. Lorsque l’on y dépose un fichier, il est presque instantanément visible depuis les autres périphériques qui y sont synchronisés.

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Sous Mac l’utilisateur se retrouve avec une icône sur son bureau l’amenant à accéder au boîtier comme une simple clef USB. Sous Windows, il faut aller faire un tour dans le poste de travail pour l’y retrouver comme un nouveau disque dur. Sous Android et iOs, tout passe par des applications dédiées. Sous Linux, je n’ai pas encore essayé, mais on peut imaginer que ça devrait ressembler à ce qui existe sous Mac.

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Mais LIMA propose d’aller plus loin ! Les développeurs ont conçu une couche d’abstraction logicielle remplaçant directement le système de fichiers virtuel sur Windows, OS X et Linux. Le disque en réseau sera ainsi d’emblée reconnu par les applications installées sur les ordinateurs et se présentera sous la forme d’un espace de stockage unifié.

Relié à ce stockage centralisé (chaque machine disposant de son cache pour y gérer les fichiers accessibles hors ligne / punaisés), le bureau de chaque machine se retrouve être le même. Vous y rajoutez un fichier, il se retrouve virtuellement présent sur l’ensemble des autres machines. Vous le modifiez, les changements sont répercutés sur les autres machines connectées.

Lima collecte les fichiers existants dans les appareils qui lui sont associés et les copie automatiquement au sein du disque qui est au chaud chez vous. Les appareils utilisent alors cet espace de stockage comme mémoire de référence.

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Par exemple le disque branché à votre LIMA fait 4TO. Vous unifiez vos périphériques, vous travaillez sur des machines qui ont le même bureau et partagent le même espace virtuel de 4TO.

Notre objectif est de faire disparaitre les frustrations et les inefficacités qui résultent de l’éparpillement des fichiers sur différents appareils“, détaille Séverin Marcombes.2

Niveau sécurité, côté disque dur c’est clef AES et encryptage RSA 2048. Côté transfert, c’est TLS qui est à l’œuvre.

Coté licences logicielles, du libre et du moins libre.

fonctions lima

Unboxing – installation v0.10

Alors après les promesses (liste des fonctions annoncée pour le pioneer kit), que donne LIMA quand on l’a entre les mains ?

LIMA a beaucoup changé en termes de design depuis les premières images de la campagne de crowdfunding, tout comme l’ensemble des éléments de communication. Plus soigné, plus léché, plus mature. L’effet Wahou opère dès le déballage et se poursuit avec les interfaces d’installation.

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Le packaging est à cette image, et en plus une surprise attend l’acheteur : une paire d’écouteurs au style sympa.

Une autre surprise attend également le baker non attentif : il n’y pas 2 mais 3 prises sur le boitier. Et oui, les visuels s’étaient bien gardés de l’afficher, le petit capable d’alimentation tout encombrant du boîtier.

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Une fois branché, l’installation s’est déroulée sans embuche pour ma part. D’une agréable facilité sur OsX et Windows10, un peu plus chaotique sur Android. En effet, il faut installer une première app de tracking qui permet d’installer LIMA. Ça manque un peu d’explications à ce sujet.

Ci-dessous quelques images du processus d’installation.

Sur Windows 10, pour le moment, ni la visionneuse, ni l’application métro « Photo » n’arrivent à lire les photos déposées sur mon LIMA, contrairement à paint, photoshop, picasa, …

Sur Mac, rien à signaler. Une belle icone s’affiche sur le bureau.

Sur Android, l’application a tendance à crasher de temps à autre, mais sinon elle fait le job : elle donne accès aux fichiers présents sur LIMA et permet la synchronisation des photos prises avec le smartphone. Par contre je n’ai rien vu pour déposer d’autres fichiers sur l’espace de stockage.

La question des usages

La question de l’usage est vraiment centrale sur LIMA. En effet, bien que le soft qui fait tourner le système soit encore jeune (on est en Beta test), on peut se poser la question de l’efficacité d’une telle solution au quotidien.

Personnellement, j’ai craqué pour ce produit pour son côté « mon petit cloud à la maison », clef en main. L’approche était originale, le design sympa, l’expérience motivante, mais les plus bricoleurs auraient pu se contenter d’une Pirate Box. En effet, je n’ai pas pour le moment l’utilité de la fonction d’unification (mais c’est en utilisant que les usages viennent, alors qui sait …), d’autant que je ne suis pas prêt à unifier l’ensemble de mes machines avant d’avoir essayé sur des environnements de test. En attendant de lancer les VM, j’en resterai à la simple fonctionnalité « Dropbox-like ».

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C’est probablement un biais au niveau des attentes des backers. Évidemment je n’ai pas lu tous les tweets au sujet de LIMA, ni tous les commentaires, mais un certain nombre d’usages semblent avoir le même penchant que moi : un Google Drive à la maison.

La limite technique du débit de votre connexion

Alors que tout se passe bien dans l’environnement de couverture de votre box internet (aka quand l’on est connecté au réseau wifi de la box sur laquelle est branché le LIMA), le confort d’utilisation s’effondre rapidement dès que vous sortez de l’espace où est rangé le boîtier. Et oui, vous avez sûrement dû vous dire comme moi « Mais j’ai pas 10 mo d’upload sur ma connexion ». Et ça risque très rapidement d’être LE problème.

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Mis à part avoir une fibre, le commun des mortels sera à domicile avec quelque chose de l’ordre des 100ko en sortie. Autant dire que si vous n’avez pas préchargé avant de sortir de chez vous la dernière vidéo de vacances, ce n’est pas dans les transports en commun que vous allez pouvoir la lire …

Du coup sur mon smartphone, j’ai régulièrement des messages du type « fichier non trouvé », lorsque le téléchargement du fichier est trop long (et ça donne parfois des crashs).

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La question du multi compte

Dans cette v0.10, le multi compte n’existe pas. C’est pour le moment un manque fort, surtout au sein d’un même foyer/structure/entreprise. Un espace de stockage individuel et un commun seraient les bienvenus ! Sans savoir précisément ce que l’on aura, l’équipe indique que ça arrivera … un jour.

La question du partage

Dans un cycle également d’échange de fichiers, pour le moment il n’y a aucune solution pour partager les fichiers présents dans votre cloud personnel. Dommage … (mais imaginons la bande passante nécessaire pour envoyer les 100 photos de la dernière soirée à X personnes …).

La question du long terme

La question de la pérennité des données est également à l’épreuve. En effet, pas de système RAID derrière votre LIMA. Vous l’avez déjà peut être expérimenté, mais un disque dur n’a pas une durée de vie infinie. Il arrive parfois que le « tic tic » de la mort intervienne acheminant vos données vers le néant3. On peut imaginer qu’un disque USB, non ventilé et utilisé intensivement, résistera un peu moins au temps.

Heureusement, il reste la possibilité de mettre en place un système basé sur 2 LIMA, donc 2 disques durs qui fonctionnent ensemble de façon synchronisée (enfin la fonction arrive très prochainement). Mais on en revient à la question de la bande passante nécessaire pour synchroniser les périphériques (sans oublier la question de la consommation d’un disque USB branché h24 même en mode veille).

Conclusion sur la v0.10

LIMA est un projet jeune, qui a sûrement connu le succès trop tôt. Dans le feu de l’action, les choix technologiques ont évolué, la communication a parfois eu des accrocs et l’équipe, à taille humaine, a dû apprendre sur le tas.

Aujourd’hui LIMA déballé et son logiciel en v0.10 installé, quoi en penser ? Un peu de déception. Oui c’est beau, oui ça fonctionne dans les grandes lignes pour la fonction dropboxe-like à domicile, mais le choc de la mobilité vient nous rappeler à l’ordre : la vitesse de connexion sera probablement un facteur clef dans l’adoption au quotidien de la solution. Et encore, en France nous avons la chance d’avoir des offres ADSL / THD illimité en volume de data contrairement à de nombreux pays, même européens.

Sans multi users et partage avec l’extérieur, LIMA risque de finir comme un simple stockage à domicile, malgré son potentiel immense.

En effet, la possibilité d’avoir des environnements unifiés sur plusieurs machines est un avantage certain dans de nombreux cas (travail sur plusieurs machines, sessions de formation, ..), tout comme la possibilité de faire du versionning de documents et de la « collaboration » autour d’un fichier ou d’un dossier. Une version web est également annoncée !

Aujourd’hui, à moins d’activer l’unification des données entre périphériques, LIMA ressemble à une grosse clef USB en ligne, dont l’accès se limite à vous et à vos périphériques (ce qui n’est déjà pas mal ^^).

Nous n’en sommes en sommes qu’à la v0.10, il faudra sûrement du temps pour voir LIMA devenir réellement utile au quotidien. En complément des billets hebdomadaires et des mises à jour qui devraient prendre ce rythme, une road map prévisionnelle permettrait de rassurer une partie de la communauté.

Ce qui est rassurant cependant, c’est que le boîtier en lui-même fonctionne parfaitement. Il ne s’agit maintenant, en grande partie, « que » d’implémenter de nouvelles fonctionnalités sur les logiciels présents sur les différentes machines. Et ça, ça laisse beaucoup d’espoir ! Donnons du temps à ce beau projet français.

Toujours plus loin : lima ultra – novembre 2016

J’ai finalement abandonné Lima après quelques semaines d’utilisation. Trop lent, peu fiable, pas d’unification, crashs sur l’application Android …

Niveau logiciel, Lima semble s’être stabilisé, bien qu’au vu d’un certain nombre de commentaires, de nombreux problèmes persistes.

Et soudainement, en ce mois de novembre 2016, sortie du brouillard numérique, une nouvelle version du boitier Lima arrive, portant le nom d’Ultra (après ça sera Mega, Giga,… ?). La seule promesse ici faite : plus de rapidité. 40 fois plus ! Quid de la stabilité du logiciel et des fonctionnalités avancées ? Cette fois ci je n’irai pas à l’aventure : pas d’acquisition de ce nouveau device en vu pour moi.

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Je vais continuer à me concentrer sur mes NAS Synology. Et quoi que l’on en dise, ce n’est pas plus compliqué à installer 🙂

La vidéo de lancement me rappel une belle chanson des internets (où l’un des seuls arguments est la vitesse) :

  1.   Source : digitalforallnow.com
  2. source : http://www.gouvernement.fr/lima-est-une-start-up-100-francaise
  3. http://www.tomsguide.fr/actualite/disque-dur,39376.html

L’enfer du spam dans les commentaires wordpress

Dans la lutte contre les torrents de spams qui s’abattent dans les commentaires d’un blog, Akismet, produit par Automattic, la maison mère de wordpress, est un allié fidèle et efficace.

Malheureusement il présente “un défaut”, qui est à l’origine une sécurité, mais qui devient problématique sur bon nombre d’hébergements mutualisés : les spams sont stockés en base de données (cela permet d’aller rechercher les faux-positifs à la main). Pour peu que la taille de la base de données, accueillant la prose de vos visiteurs, soit de faible capacité et qu’elle ne soit pas “optimisée” régulièrement, il est fort probable qu’un Over Quota intervienne rapidement.

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Sur le site que vous êtes en train de lire, il y a en moyenne 5000 commentaires “frauduleux” déposés chaque mois. Akismet les détecte avec une précision de 99.9%. Après 2 blocages de la BDD, je me suis mis en chasse d’une solution alternative et/ou complémentaire.

Stop Spammers, une extension WordPress qui tranche dans le vif. Si le commentaire ne rentre pas dans les critères de validité, il est n’est tout simplement pas enregistré. Alors il y aura probablement quelques internautes bienveillants qui ne pourront laisser leurs précieux avis, mais face à un blocage régulier de la BDD cela me semble un moindre mal aujourd’hui.

Une autre technique pour freiner les bots publicitaires est le blocage de l’accès par une entité hors du serveur au fichier wp-comments-post.php en usant d’un .htaccess.

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Les systèmes de commentaires reposant sur Facebook ou Disqus me plaisent quant à eux moyennement, j’y vois une perte d’indépendance et de contrôle.

Et vous, quelle solution utilisez vous ?

 

Crédit photos

De Wiener à Stallman : le logiciel libre, une utopie réelle

En plein été 2014, une bénévole avec qui je travaille m’a apporté un livre incroyable avec le souhait que je lui explicite une partie des thématiques abordées. L’occasion pour moi d’assembler quelques extraits choisis, augmentés par quelques sources complémentaires dans un ensemble à vocation de vulgarisation sur le logiciel libre et les courants de pensée qui lui sont liés.

“Utopie du logiciel libre” de Sébastien Broca est sûrement ce que j’ai lu de mieux autour du logiciel libre depuis bien longtemps. L’auteur y aborde aussi bien l’histoire du mouvement que ses évolutions récentes (“free hardware” et lutte politique). Il approfondit également au sein de l’ouvrage l’aspect philosophique de la mouvance, prônant une transformation sociale mettant fin à l’aliénation et à l’exploitation des ouvriers. Mais, comme nous le verrons plus tard, cet aspect a tendance à s’effacer face au marketing victorieux de l’open source.

mozillaPour ma part ,j’ai rencontré le logiciel libre au début des années 2000. Ce qui m’a intéressé dans un premier temps fut la gratuité des “produits” proposés. Puis l’esprit du libre m’a pénétré. Je pense que c’est la suite Mozilla, puis Firefox qui m’ont fait m’intéresser plus profondément à la philosophie du libre. En effet, à l’époque, l’infâme Internet Explorer n’était pas un modèle de vertu dans le respect des normes de programmation Web. Firefox nous a montré la voie vers un monde meilleur, inter-opérable, respecteux des codes, des utilisateurs et de leurs données. A l’aube de 2004, la déferlante des blogs et des forums m’a fait sombrer dans l’enivrante dynamique communautaire qui se massifiait. Linux, Thunderbird, Dotclear, phpBB et le quatuor LAMP étaient à l’époque, pour moi, les icônes de cette mouvance.

Je me considère aujourd’hui comme un libriste-traître (à l’image de l’expression “sociale traître” qui circule dans les conventions du Parti Socialiste français) : même si une majorité des outils que j’utilise est produite sous licence libre, je ne suis pas prêt à me détacher de certains logiciels propriétaires qui ont pour moi une ergonomie et une facilité d’utilisation bien supérieures à leurs concurrents libres. Continue reading “De Wiener à Stallman : le logiciel libre, une utopie réelle” »

Capitaine Train : à la recherche de la bonne UX

Au commencement il y avait la SNCF et sa filiale Voyages-sncf.com. En 2009, avec l’ouverture à la concurrence du domaine de la vente de billets de train, Jean-Daniel Guyot, Martin Ottenwaelter et Valentin Surrel se lancent dans l’aventure Capitaine Train. L’objectif premier est de proposer un outil simplifiant le cycle d’achat de titres de transports ferroviaires.

Il faut bien avouer qu’entre les problèmes de performance ayant impacté Voyages-sncf.com lors de son changement d’infrastructure en 2008 et l’effet sapin de noël publicitaire qui s’est précisé tout au long de son évolution, Voyages-sncf.com peut parfois rebuter.

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Capitaine train annonçait en 2013 vendre 1000 billets/jour pour 170 000 utilisateurs. En 2014, dans un récent communiqué de presse, l’entreprise indique s’appuyer sur une base de “300 000 utilisateurs et vendre plusieurs milliers de billets par jour”. Cela fait un beau ratio 🙂

Tardivement arrivée sur Android, j’ai profité de la période estivale pour tester l’application. Et autant le dire tout de suite, le confort d’utilisation est au rendez-vous.

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Design épuré et minimaliste, elle vous oriente vers une chaîne d’achat dématérialisé, de la réservation au contrôle (bien que l’on puisse imprimer des billets).

L’acheteur et ses accompagnateurs devront se créer un profil (nom, prénom, date de naissance, cartes de fidélité, adresse email), afin de ne pas multiplier les ressaisies d’information et se voir appliquer dès les premières recherches de billets les bons tarifs.

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Distinctement mise en avant, la pré-réservation de billet, permettant de conserver le prix de votre billets tout en vous allouant une période de réflexion supplémentaire avant de passer à la caisse est rendu beaucoup plus visible que sur son grand concurrent.

L’heure de la montée dans le train approchant, une notification apparaît dans la barre dédiée du smartphone. Celle-ci restera active tout le temps de votre trajet, vous permettant de retrouver en quelques instants la localisation de votre place et de pouvoir présenter le QR-code de votre billet en cas de contrôle.

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Tout a été pensé, même la puissance du rétro-éclairage de la dalle de votre smartphone. En effet, je suis habitué à utiliser une luminosité faible, en particulier en intérieur. Et au moment du contrôle, lorsque j’ai basculé sur l’application pour présenter le code à flasher, l’application a d’elle-même intensifié le volume de l’éclairage.

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Une belle expérience. Rapidité et simplicité en maître-mots. Une petite amélioration à envisager : la visibilité du bouton “ajouter un nouveau profil de voyageur”.

Quant à l’application Voyages-sncf.com, elle progresse, sans toutefois atteindre le niveau du cap’tain.

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A lire également sur un sujet proche : la relocalisation des équipes techniques de voyages sncf : http://www.journaldunet.com/solutions/dsi/l-usine-logicielle-de-voyages-sncf.shtml