L’enfer du spam dans les commentaires wordpress

Dans la lutte contre les torrents de spams qui s’abattent dans les commentaires d’un blog, Akismet, produit par Automattic, la maison mère de wordpress, est un allié fidèle et efficace.

Malheureusement il présente “un défaut”, qui est à l’origine une sécurité, mais qui devient problématique sur bon nombre d’hébergements mutualisés : les spams sont stockés en base de données (cela permet d’aller rechercher les faux-positifs à la main). Pour peu que la taille de la base de données, accueillant la prose de vos visiteurs, soit de faible capacité et qu’elle ne soit pas “optimisée” régulièrement, il est fort probable qu’un Over Quota intervienne rapidement.

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Sur le site que vous êtes en train de lire, il y a en moyenne 5000 commentaires “frauduleux” déposés chaque mois. Akismet les détecte avec une précision de 99.9%. Après 2 blocages de la BDD, je me suis mis en chasse d’une solution alternative et/ou complémentaire.

Stop Spammers, une extension WordPress qui tranche dans le vif. Si le commentaire ne rentre pas dans les critères de validité, il est n’est tout simplement pas enregistré. Alors il y aura probablement quelques internautes bienveillants qui ne pourront laisser leurs précieux avis, mais face à un blocage régulier de la BDD cela me semble un moindre mal aujourd’hui.

Une autre technique pour freiner les bots publicitaires est le blocage de l’accès par une entité hors du serveur au fichier wp-comments-post.php en usant d’un .htaccess.

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Les systèmes de commentaires reposant sur Facebook ou Disqus me plaisent quant à eux moyennement, j’y vois une perte d’indépendance et de contrôle.

Et vous, quelle solution utilisez vous ?

 

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De Wiener à Stallman : le logiciel libre, une utopie réelle

En plein été 2014, une bénévole avec qui je travaille m’a apporté un livre incroyable avec le souhait que je lui explicite une partie des thématiques abordées. L’occasion pour moi d’assembler quelques extraits choisis, augmentés par quelques sources complémentaires dans un ensemble à vocation de vulgarisation sur le logiciel libre et les courants de pensée qui lui sont liés.

“Utopie du logiciel libre” de Sébastien Broca est sûrement ce que j’ai lu de mieux autour du logiciel libre depuis bien longtemps. L’auteur y aborde aussi bien l’histoire du mouvement que ses évolutions récentes (“free hardware” et lutte politique). Il approfondit également au sein de l’ouvrage l’aspect philosophique de la mouvance, prônant une transformation sociale mettant fin à l’aliénation et à l’exploitation des ouvriers. Mais, comme nous le verrons plus tard, cet aspect a tendance à s’effacer face au marketing victorieux de l’open source.

mozillaPour ma part ,j’ai rencontré le logiciel libre au début des années 2000. Ce qui m’a intéressé dans un premier temps fut la gratuité des “produits” proposés. Puis l’esprit du libre m’a pénétré. Je pense que c’est la suite Mozilla, puis Firefox qui m’ont fait m’intéresser plus profondément à la philosophie du libre. En effet, à l’époque, l’infâme Internet Explorer n’était pas un modèle de vertu dans le respect des normes de programmation Web. Firefox nous a montré la voie vers un monde meilleur, inter-opérable, respecteux des codes, des utilisateurs et de leurs données. A l’aube de 2004, la déferlante des blogs et des forums m’a fait sombrer dans l’enivrante dynamique communautaire qui se massifiait. Linux, Thunderbird, Dotclear, phpBB et le quatuor LAMP étaient à l’époque, pour moi, les icônes de cette mouvance.

Je me considère aujourd’hui comme un libriste-traître (à l’image de l’expression “sociale traître” qui circule dans les conventions du Parti Socialiste français) : même si une majorité des outils que j’utilise est produite sous licence libre, je ne suis pas prêt à me détacher de certains logiciels propriétaires qui ont pour moi une ergonomie et une facilité d’utilisation bien supérieures à leurs concurrents libres. Continue reading “De Wiener à Stallman : le logiciel libre, une utopie réelle” »

Capitaine Train : à la recherche de la bonne UX

Au commencement il y avait la SNCF et sa filiale Voyages-sncf.com. En 2009, avec l’ouverture à la concurrence du domaine de la vente de billets de train, Jean-Daniel Guyot, Martin Ottenwaelter et Valentin Surrel se lancent dans l’aventure Capitaine Train. L’objectif premier est de proposer un outil simplifiant le cycle d’achat de titres de transports ferroviaires.

Il faut bien avouer qu’entre les problèmes de performance ayant impacté Voyages-sncf.com lors de son changement d’infrastructure en 2008 et l’effet sapin de noël publicitaire qui s’est précisé tout au long de son évolution, Voyages-sncf.com peut parfois rebuter.

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Capitaine train annonçait en 2013 vendre 1000 billets/jour pour 170 000 utilisateurs. En 2014, dans un récent communiqué de presse, l’entreprise indique s’appuyer sur une base de “300 000 utilisateurs et vendre plusieurs milliers de billets par jour”. Cela fait un beau ratio 🙂

Tardivement arrivée sur Android, j’ai profité de la période estivale pour tester l’application. Et autant le dire tout de suite, le confort d’utilisation est au rendez-vous.

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Design épuré et minimaliste, elle vous oriente vers une chaîne d’achat dématérialisé, de la réservation au contrôle (bien que l’on puisse imprimer des billets).

L’acheteur et ses accompagnateurs devront se créer un profil (nom, prénom, date de naissance, cartes de fidélité, adresse email), afin de ne pas multiplier les ressaisies d’information et se voir appliquer dès les premières recherches de billets les bons tarifs.

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Distinctement mise en avant, la pré-réservation de billet, permettant de conserver le prix de votre billets tout en vous allouant une période de réflexion supplémentaire avant de passer à la caisse est rendu beaucoup plus visible que sur son grand concurrent.

L’heure de la montée dans le train approchant, une notification apparaît dans la barre dédiée du smartphone. Celle-ci restera active tout le temps de votre trajet, vous permettant de retrouver en quelques instants la localisation de votre place et de pouvoir présenter le QR-code de votre billet en cas de contrôle.

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Tout a été pensé, même la puissance du rétro-éclairage de la dalle de votre smartphone. En effet, je suis habitué à utiliser une luminosité faible, en particulier en intérieur. Et au moment du contrôle, lorsque j’ai basculé sur l’application pour présenter le code à flasher, l’application a d’elle-même intensifié le volume de l’éclairage.

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Une belle expérience. Rapidité et simplicité en maître-mots. Une petite amélioration à envisager : la visibilité du bouton “ajouter un nouveau profil de voyageur”.

Quant à l’application Voyages-sncf.com, elle progresse, sans toutefois atteindre le niveau du cap’tain.

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A lire également sur un sujet proche : la relocalisation des équipes techniques de voyages sncf : http://www.journaldunet.com/solutions/dsi/l-usine-logicielle-de-voyages-sncf.shtml

 

Photographie de mariage : une journée dans la vie des autres

Une demande. Une journée. Des semaines de préparatifs. Des palpitations. Une confirmation. Des émotions et des souvenirs qui s’étiolent au fil du temps. Des sels d’argent pour les raviver.

Depuis longtemps l’invention de Daguerre et de Niépce fige l’émotion du “plus beau jour de la vie”.Au milieu de cette journée codifiée par des traditions immémoriales, le photographe n’est pas un prestataire comme les autres. Souvent présent du levant au couchant, il épie par son optique acérée gestes et émotions.

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Ayant eu le privilège d’être missionné pour cette tâche à plusieurs reprises ces derniers étés, j’ai à chaque fois été intrigué par le positionnement qu’offre ce rôle.

Témoin discret et privilégié de l’évènement, être photographe d’un mariage c’est également rentrer de plein pied dans la vie d’une famille. Déformation due, peut-être, à mes années étudiantes, mais pour chaque couverture de mariage réalisée, je me suis senti comme un Lévi-Strauss à la recherche des us et des coutumes d’un clan.

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Quel est le potlatch en vigueur dans le groupe ? Quelles sont les querelles endémiques ? Quelles relations existent entre les sous groupes en présence (les 2 familles) ? Quelles synergies sont à l’oeuvre ?

Cette posture que l’on peut définir par certains aspects comme “clinique”, peut même amener à réfléchir sur son propre fonctionnement en société.

Dans cette journée concentrant comme rarement dynamisme, angoisse, émotion, joie et cérémonial, le photographe de mariage ne serait il pas, une fois sa présence apprivoisée, celle d’un anthropologue, immortalisant dans le pixel et le papier barythé les rîtes d’une tribu contemporaine ?

 

1500 photos sélectionnées avec amour sur Tumblr pour @backlightmag

1500 photos sélectionnées avec amour, ça se fête non ? Retour en quelques lignes sur une aventure photographique sur le réseau des 13-25 ans : Tumblr.

Longtemps j’ai utilisé Posterous, une ferme de blog qui présentait plusieurs avantages :

  • Blogger par email
  • Un bookmarklet pour insérer rapidement une image rencontrée sur un site dans un nouveau poste (tout en citant la source)
  • Poster vos billets sur de multiples autres plateformes de blogging (wordpress et dotclear par exemple)

Et puis un jour Twitter est passé par là. Après que l’oiseau bleu se soit emparé de Posterous, le service fermait, nous rappelant notre dépendance et notre faible emprise sur les géants qui nous offrent leur services révolutionnaires.

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Orphelin (soyez votre propre silo de contenu), j’ai dans la foulée re-découvert Tumblr (toujours en vie lui, pour le moment, malgré son rachat par yahoo), que je regardais jusqu’alors avec dédain.

Des chatons, du pRon et des gifs : il ne m’en fallait pas plus pour sombrer dans cet univers étonnant, à mi-chemin entre le blogging traditionnel et twitter.

Après m’être fait la main sur un premier espace personnel, j’ai pu constater qu’il était un support idéal pour l’image en général et pour la photographie en particulier. Contributeur à BacklightMag, j’ai ainsi proposé à l’équipe du magazine de lancer un tumblr thématique autour de la photographie.

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Pour alimenter le média, j’utilise principalement  4 sources :

  • la communauté Tumblr,
  • Flickr (source inépuisable malgré la perte de vitesse de la plateforme),
  • 500px (le royaume de l’editing et des boobs),
  • Behance

Au-delà de la possibilité de collaborer à plusieurs sur un même Tumblr (enfin un certain type d’entre eux), l’une des fonctionnalités qui m’a permis de continuer sur la durée dans ce projet est l’option “file d’attente”.

Il suffit de programmer le nombre de publications que l’on souhaite voir publiées chaque jour et Tumblr s’occupe de dispatcher automatiquement les billets que vous avez stockés dans la file. Idéal pour étaler sa présence tout au long de la journée et pour ne pas passer pour un vilain floodeur. Cela permet également de faire une “curation” périodique et de ne pas avoir à s’imposer une recherche quotidienne de nouvelles images.

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A l’avenir, j’intégrerai peut être un peu de scénarisation autour des publications afin de mettre plus en avant l’actualité du magazine et ajouterai peut-être Instagram en tant que source, quand j’aurai trouvé un outil d’exploration digne de ce nom pour ce réseau.

Je vous souhaite bonne visite du Tumblr de BacklightMag (FOLLOW) et, si vous voulez en savoir plus sur l’univers de Tumblr, je vous invite à lire l’excellente série sur le sujet réalisée par Alain François.

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Crédits photos : Nige Harris